Aiptasias : hôtes indésirables de l’aquarium récifal.
Par chprieur, le Lundi 7 Mai 2007 (mis à jour le Mercredi 7 Octobre 2009 14:24).
En cours de rédaction
Les aiptasias ou anémones de verre, bien que assez décoratives, font partie des indésirables dans un aquarium récifal. Leur pouvoir urticant est en effet l’un des plus puissant et leur capacité de multiplication leur procure une grande vitesse d’envahissement.
Mots clés : aiptasia, aiptasias
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D’abord, la bête :
L’aiptasia fait partie de la famille des Aiptaisiidés. Leur coloration varie du brun à l’incolore. Leur taille varie de quelques millimètres à quelques centimètres.
Préambule
Il faut savoir que plus on agit rapidement, plus les chances de réussite augmentent. Il est bien plus facile d’agir sur une ou deux aiptasias que sur une centaine !
Il est donc impératif d'agir dès l'apparition de la première aiptasia.
La lutte :
Voici un florilège de méthodes anti-aiptasias
Lutte chimique
Attention, les produits cités sont dangereux. Il est impératif de prendre les précautions nécessaires pour éviter les accidents (personnels et pour les reste du bac).
L’hydroxyde de calcium : L’eau de chaux ou kalkwasser est utilisée soit sous forme de poudre (il faut pour cela sortir les pierres sur lesquelles elles se trouvent) soit sous forme liquide (utiliser une seringue et une aiguille fine). Cette méthode est assez aléatoire et ne permet pas d’aller éradiquer les aiptasias dissimulées à l’arrière du décor ou sous les roches.
Le vinaigre : même chose que pour l’hydroxyde de calcium.
L’acide chlorhydrique : idem. Attention a l'équilibre du pH du bac.
L’eau chaude : une eau très chaude peut être injectée également au cœur de l’aiptasia.
Conclusions de la lutte chimique : la lutte chimique a ses limites et ne permet pas en général de venir à bout d’un envahissement. Elle ne doit être utilisée que pour un nombre limité d’aiptasia ou en combinaison avec d'autres méthodes.
Lutte physique :
Certains préconisent l’utilisation de coquilles (huitres, moules etc) percées. La coquille en question est déposée sur l’aiptasia. Celle-ci, recherchant la lumière, passe au travers du trou de la coquille et il suffit alors de retirer la coquille avec son aiptasia. Je vous laisse imaginer le décor du bac en attendant que dame Aiptasia daigne se déplacer. D’autre part, même remarques que pour la lutte chimique. Les aiptasia inaccessibles ne seront pas éliminées.
Lutte biologique :
Il s’agit là d’utiliser des prédateurs de l’anémone de verre . Cette solution a le mérite d’être « bio » et permet d’aller chercher les aiptasias dissimulée partout dans le décor.
Les crevettes : Lysmata Wurdemani est prédateur des anémones de verre. J’ai personnellement inhiber le développement d’aiptasia dans mon bac grâce a elle. 1 aiptasia introduite avec un corail, et le lendemain matin, la crevette avait résolu mon problème naissant !!
photo:(C)Mark Rosenstein (http://fins.actwin.com/species/index.php?t=9&i=430)
Les poissons : Chelmon rostratus est également un prédateur des anémones de verre. Mais attention il est aussi prédateur des bénitiers et autres verres tubicoles ; de plus le résultat n’est pas garantit…
(C)JakezDaniel
ACREICHTHYS TOMENTOSUS : il s'agit là d'un poisson, assez peu joli, mais d'une efficacité redoutable. Attention, ce poisson doit être retiré après l'éradication des aiptasias, sous peine de le voir manger, par défaut, d'autres anémones telles que les zoanthus. Photo Abri sous roche
Les coraux : : Méthode trouvée sur le net ayant, semble t-il fait l'objet d'un article dans la presse spécialisée : L'utilisation du pouvoir urticant d certains coraux pourrait être utilisé pour venir a bout des aiptasias. Il est rapporté certaines expériences ayant réussies avec un corail du genre Euphyllia.
(C)C. Prieur
Les nudibranches : Une nouvelle méthode, importée des USA est apparue ces dernière années. Berghia verrucicornis serait lui aussi prédateur des aiptasia et ferait des merveilles !
photo : (C)Proaquatix
Qualité de l'article, hors mise en page.
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